Un poème printanier d'al-Buhturî

Publié le par Adab arabi

Al Buhturi:

en arabe, أبو الوليد بن عبيدالله البحتري التنوخ (al-Walīd ibn `Ubayd Allāh al-Buhturī) (820 - 897) est un poète arabe né à Hiérapolis Bambyce en Syrie, entre Alep et l'Euphrate. Comme Abū Tammām, il est de la tribu des T̩ayyi'.
Pendant sa jeunesse, il rend visite à Abū Tammām à Homs, qui le recommande auprès des autorités de Ma'arrat al-Numan, qui lui attribuent une pension annuelle de 4000 dirhems. Plus tard, il se rend à Bagdad, où il rédige des vers à la louange du calife al-Mutawakkil et des dignitaires de sa cour. Bien que résidant longtemps à Bagdad, il consacre beaucoup de ses poèmes à la louange d'Alep, et la plus grande partie de ses poésies d'amour sont dédiées à Aiwa, une jeune fille de cette ville. Il meurt à Manbij en 897.
Le recueil de ses poèmes est édité à deux reprises au Xe siècle, par ordre alphabétique dans l'une des éditions (en fonction de la dernière consonne de chaque ligne), dans l'autre selon le thème. Il est publié à Istanbul en 1883. A l'exemple d'Abū Tammām, il recueille ses poèmes de jeunesse, ouvrage également connu sous le titre Hamasah.
Source:   « Al Buhturi », dans Encyclopædia Britannica, 1911

 


‎أتاك الربيع الطلق يختال ضاحكـا
‎من الحسن حتـى كـاد أن يتكلمـا                                         

‎وقد نبه النوروز في غلس الدجـى
‎أوائل ورد كـن بالأمـس نومـا                                 

‎يفتقهـا بـرد الـنـدى فكـأنـه
‎يبث حديثـا كـان أمـس مكتمـا                           

‎ومـن شجـر رد الربيـع لباسـه
‎عليه كما نشـرت وشيـا منمنمـا                               

‎أحـل فأبـدى للعيـون بشـاشـة
‎وكان قذى للعين إذ كـان محرمـا                          

‎ورق نسيم الريـح حتـى حسبتـه
‎                      يجـيء بأنفـاس الاحبـة نعمـا                              
printemps.jpg

Le printemps est arrivé, marchant fièrement, si joyeux, si radieux de beauté

Qu’il semblait sur le point de parler.

Naïrouz a réveillé au coeur de la nuit

Les premières roses hier encore endormies

La fraicheur de la rosée les ouvrait,

comme un secret qui serait divulgué en parole.

Le printemps a rendu aux arbres leur vêtement,

Les couvrant d’un manteau magnifiquement brodé.

Il est arrivé, il a rempli d’une joyeuse clarté

Les yeux que ternissait son absence.

Si doux était devenu le souffle de la brise

Qu’il me semblait apporter les soupirs des amis.

(Al- Buhturî (m. en 897), in Muntakhab, II, 258)

tawîl, rime en mâ

traduction Mentfakh-Demenghem.

Publié dans Poésie classique

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zouhir guellati 01/10/2011 20:24


je ne cesserais jamais de vous remercier pour le fabuleux travail que vous faites pour nous j'ai appréciais al fadjrou kad laha chanté par beihdja rahal j'ai essayé de chanter avec elle mais la
ponctuation ne correspond pas au texte est ce qu'il y a une explication Dr Saadan merci