Dimanche 14 octobre 7 14 /10 /Oct 13:10


‎أتحبني بعد الذي كانا

M'aimes-tu après ce qui nous est arrivé?

Qabbani.jpg


‎إني أحبكِ رغم ما كانا

Moi je t'aime malgré tout ce qui fut

‎ماضيكِ لاأنوي إثارتَهُ

Ton passé je ne compte pas le réveiller

‎حسبي بأنكِ هاهنا الآنا

Il me suffit que tu sois là maintenant

‎تَتَبَسَّمينَ وتُمْسِكينَ يدي

Que tu souries et que tu tiennes ma main

‎فيعود شكِّي فيكِ إيمانا

Mon doute devient alors une croyance en toi

‎عن أمس لا تتكلمي أبدا

Ne parle jamais d'hier

‎وتألَّقي شَعْراً وأجفانا

Et laisse briller tes yeux et resplendir tes cheveux

‎أخطاؤكِ الصغرى أمرُّ بها

Tes petites fautes, je les oublie

‎وأُحوِّل الأشواك ريحانا

Et je transforme les épines en myrte

‎لولا المحبة في جوانحه

S'il n'avait de l'amour dans les ailes

‎ما أصبح الإنسان إنسانا

L'homme ne serait pas l'homme

 

 

 Traduction: Saadane Benbabaali

Par Adab arabi
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Dimanche 14 octobre 7 14 /10 /Oct 12:25

يدك

amour.jpg


 

يدك التي حطت على كتفي     كحمامة . . نزلت لكي تشرب

Ta main qui s'est posée sur mon épaule,

telle une colombe descendue pour boire,

 

عندي تســاوي ألف مملكة       يا ليتهـــــــا تبقى ولا تذهب
vaut pour moi mille royaumes

Puisse t-elle ne jamais quitter mon épaule

  تلك السبيكة . . كيف أرفضها    من يرفض السكنى على كوكب
  لهث الخيال على ملاستها         وأنهار عند سوارها المذهب
 

الشمس نائمة على كتفي           قبلتهــــا ألفــا ولم أتعب

C'est un soleil qui dort sur mon épaule

mille fois je l'ai embrassée et ne m'en suis pas lassé

 

نهر حريري . . ومروحة        صينية . . وقصيدة تكتب

Un fleuve de soie, un éventail chinois

un poème en train de s'écrire

 

يدك المليسة . . كيف أقنعها       أني بها .. أني بها معجب

Ta main si douce, comment la convaincre

que je l'admire tant?

 

قولي لها تمضي برحلتها         فلها جميع . . جميع ما ترغب

 

يدك الصغيرة . . نجمة هربت     مــاذا أقــول لنجمة تلعب

Ta petite main est une étoile fuyante

que puis-je dire à une étoile qui joue?

 

أنا ساهر .. ومعي يد امرأة    بيضاء .. هل اشهى وهل أطيب؟

Je veille, avec à mes côtés la main blanche d'une femme

y a t-il plus désirable et y a t-il plus délicieux?

 

Nizar Qabbani

Traduction: Saadane Benbabaali

 

 

 


Par Adab arabi - Communauté : Littératures du monde - Publié dans : poésie moderne
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Dimanche 14 octobre 7 14 /10 /Oct 12:08

 

Temps et existence

chez les Anciens Arabes

 

Le Dahr ou « l’implacable destin »

 

En dehors des célèbres Mu'allaqât[1] et de rares allusions dans Le Coran, nous ne disposons pas de documents fiables sur la conception du temps chez les Anciens Arabes. En effet, il n’existe que deux mentions de la notion de dahr (temps/ destin) dans Le Coran. La première se trouve dans le verset 24 de la Sourate 45 (al-Djathiya/ l’Agenouillée) qui rappelle qu’avant la Révélation, les Arabes ne croyaient aucunement à la Résurrection et que, pour eux, l’existence humaine s’achevait définitivement avec la mort:

"Il n'y a pour nous que la vie d'ici-bas (hayâtunâ al-dunyâ) : nous mourons et nous vivons et seul le temps (al-Dahr) nous fait périr".

 

La seconde est dans le verset 1 de la Sourate 76 (al-Insân/ l’Homme). Il s'agit d'une interpellation et d'un rappel adressés à ceux qui auraient oublié que la vie humaine est une création de Dieu à partir du néant :

S'est-il écoulé pour l'homme un laps de temps ( hînun min al-Dahr) durant lequel il n'était même pas une chose mentionnable?”

 

En ce qui concerne la Tradition prophétique, on rapporte que Muhammad aurait répondu aux païens, qui insultaient le Dahr  comme étant la source des malheurs qui leur arrivaient, que Dieu commande aux hommes de ne pas blâmer le dahr “car Il est Lui-même le Dahr

 

C’est surtout dans les odes préislamiques que l’on désigne sous le nom de Mu’allaqât que nous trouvons l’évocation du temps qui passe et de ses effets sur la vie des hommes et principalement sur celle des amants. Le temps revêt souvent le sens du destin mais sans qu’aucun culte ne lui soit rendu. Le Dahr, mais aussi des termes comme zamân etal-ayyâm ( jours) désignent d’abord le temps qui abolit de manière irréversible les moments de bonheur que les humains ont connus.

 

Imru’ al-Qays[2], le prince-poète, se lamente devant l’emplacement où demeura naguère celle qui fut l’objet de son amour. Son poème s’ouvre en effet sur le spectacle désolant d’un lieu de vie devenu désert et rendu à la nature. Le malheur est par ailleurs d'autant plus grand que le souvenir des temps heureux est ravivé par des vestiges dérisoires, demeurés visibles malgré les ravages du dahr. C’est alors que « l’affliction est mortelle » et « la maîtrise de soi » impossible  :

“Arrêtons-nous et pleurons au souvenir d’un amour et d’une maison

Près du banc de sable entre Dakhoul et Harmal.

 

Toudiha et Miqrat, les vents du Nord et du Midi

Leur étoffe ont tissée mais n’ont point effacé sa trace.

 

Mes compagnons, près de moi ont arrêté leurs montures,

Disant:”maîtrise-toi et fuis cette affliction mortelle.”

 

desert--2.jpg

Le seul « remède »réside désormais dans les larmes abondamment déversées sans crainte de donner de soi une image de faiblesse ou de manque de virilité

 

Ma guérison, amis, c’est de laisser couler mes larmes;

Mais doit-on s’affliger d’une trace effacée?”[3]

 

Pleurs sur les vestiges (bukâ’ ‘alâ al-atlâl ) a t-on pris l’habitude de dire, lamentations plutôt sur la mort de l’amour fauché par l’impitoyable dahr qui n’épargne ni le gueux, ni le prince. Imru’ al-Qays devient ainsi le symbole de l’impuissance humaine face au temps qui passe, réduisant à néant toute chose autrefois vivante.

 



[1] « La tradition littéraire arabe regroupe sous ce nom un ensemble de sept à dix pièces (qasîda) attribuées à d'illustres poètes qui auraient vécu entre le VIe et le VIIe siècle. L'authenticité de leur poésie, voire, pour certains d'entre eux, l'historicité d'une existence, il est vrai fortement teintée de légende, est encore contestée. De là des controverses, dont la plus célèbre fut déclenchée par le livre de Taha Husayn, Fi al-shi'r al-Djâhilî (1926). » Larousse, Art. mu’allaqât.

[2] Imru’ al-Qays Ibn Hudjr al-Kindî, poète arabe préislamique, né vers 500, mort probablement en 525. Sa mu'allaqa représente encore le poème le plus célèbre et sans doute le plus étudié du patrimoine arabe.

[3] Imru’ al-Qays, Mu’allaqa, traduction René Khawam, in La poésie arabe, Marabout, Paris, 1967, pp. 43-44.

Par Adab arabi - Communauté : Littératures du monde - Publié dans : Poésie classique
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Lundi 14 novembre 1 14 /11 /Nov 19:14

 

 

L'Ensemble Temsamani de Tétouan

En concert à l'IMA

Le 4 Novembre 2011

3e partie

 

 

 

 

Dans cet enregistrement, Zainab Afailal, accompagnée par l'Ensemble Temsamani interprète magistralement ces deux chants dont je donnerai prochainement la traduction:


‎        قَالَ لِي صَاحِبْ مِنَ النَّاسْ             يَا عَشِيقْ بِالوَصْلِ تَبْرَا
‎        تَنْشَرِحْ وَيَذْهَبُ البَاسْ                   تَغْتَنِمْ فِي الحُسْنِ نَظْرَا
‎        ونُوصِيكْ لا تَقْطَع أيَّاسْ                إنَّ بَعْدَ العُسْرِ يُسْرَا
‎        قُلْتُ لَهْ قَدْ زَادْ مَا بِيَّا                   الغَرَامْ يَا قَوْم فَاشِي
‎        قَرِّبُوا حِبِّي إلَيَّا                           وَاعْطِفُوا عَطْفَ الحَوَاشِي


‎        ارْحَمْ قُلَيْبِي المُعَنَّى                       وَاخْشَ عَذَابـًا ألِيمَا
‎        يَا شَادِنًا قَدْ تَرَنَّى                         بِاللَّهِ كُنْ لِي رَحِيمَا
‎        وَكُنْ رَؤُوفـًا بِمُضْنَى                     وَاعْطِفْ بِقَلْبٍ سَلِيمَا
‎        أخَذْتَنِي مِنْ سَقَامِي                       فِي الحُبِّ أخْذًا وَبِيلا
‎        فَهَلْ تُدَاوِي كلامِي                       مِنْ رِيقِكَ السَّلْسَبِيلا

Par Adab arabi - Communauté : Littératures du monde - Publié dans : poèmes andalous
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Lundi 14 novembre 1 14 /11 /Nov 00:54

"Debout, les indignés de la terre
debout les hommes de demain
Vous êtes le sel de la terre
les bâtisseurs de l'avenir
Les 99 pour cent vaincront
Et les 1 pour cent plieront
Sous les résignés debout debout
vous n'étiez rien, nous seront tout."
Saadane Benbabaali

Reportage par solidarité avec Les "indignés" sur le Parvis de la Défense en qualité HD car ils le méritent amplement!
"Vendredi 4 novembre, un millier d'indignés se sont réunis sur l'esplanade de la Défense à Paris. Utilisant les marches comme tribune, les intervenants se sont succédé pour partager leurs références, de Muhammad Yunus, prix nobel d'économie fondateur d'une des premières sociétés de microcrédit, aux indignés de Wall Street.
La manifestation n'avait rien d'agressive. Poubelles, tags à la craie déguisements, ... les organisateurs n'avaient rien négligé pour protéger les lieux. Mais, peu après 21 heures, les CRS sont intervenus pour déloger manu militari les tentes des indignés, blessant au passage deux personnes. Aux alentours de minuit; la manifestation était terminée. Quelques dizaines d'irréductibles sont restés dormir à la belle étoile, et occupent les lieux depuis."

On peut trouver un large éventail des opinions des manifestants et de ceux qui les soutiennent dans le reportage sonore de Médiapart
http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-gall/111111/occupy-la-defense-retrospect...

Ici je montre l'ambiance qui a régné ce 11 Novembre 2011 avec les principaux slogans des "non résignés". Un prochain reportage est en préparation.
Saadane Benbabaali

 

 

Par Adab arabi
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