Dans cet enregistrement, Zainab Afailal, accompagnée par l'Ensemble Temsamani interprète magistralement ces deux chants dont je
donnerai prochainement la traduction:
"Debout, les indignés de la terre debout les hommes de demain Vous êtes le sel de la terre les bâtisseurs de l'avenir Les 99 pour cent vaincront Et les 1 pour cent plieront Sous les résignés debout debout vous n'étiez rien, nous seront tout." Saadane Benbabaali
Reportage par solidarité avec Les "indignés" sur le Parvis de la Défense en qualité HD car ils le méritent amplement! "Vendredi 4 novembre, un millier d'indignés se sont réunis sur l'esplanade de la Défense à Paris. Utilisant les marches comme tribune, les intervenants se sont
succédé pour partager leurs références, de Muhammad Yunus, prix nobel d'économie fondateur d'une des premières sociétés de microcrédit, aux indignés de Wall Street. La manifestation n'avait rien d'agressive. Poubelles, tags à la craie déguisements, ... les organisateurs n'avaient rien négligé pour protéger les lieux. Mais,
peu après 21 heures, les CRS sont intervenus pour déloger manu militari les tentes des indignés, blessant au passage deux personnes. Aux alentours de minuit; la manifestation était terminée.
Quelques dizaines d'irréductibles sont restés dormir à la belle étoile, et occupent les lieux depuis."
Ici je montre l'ambiance qui a régné ce 11 Novembre 2011 avec les principaux slogans des "non résignés". Un prochain reportage est en préparation. Saadane Benbabaali
وجعلت في عشِّ الغرام إقامتي فيه
غدوي دائماً ورواحي
Je croyais qu'on pouvait acheter ton amour Avec les fortunes et les biens les plus précieux Par ignorance, je croyais que ton amour était facile à obtenir Jusqu'à ce que je m'aperçoive que tu choisis celui à qui tu réserves tes dons les plus subtils J'ai compris alors que l'on ne pouvait obtenir ton amour par la ruse J'ai caché ma tête sous la protection de Ton aile et j'ai établi ma demeure dans le nid de l'Amour Et c'est là que je résiderai à jamais. Essai de traduction: Saadane Benbabaali
La ‘âlareprésente la tradition classique de la musique marocaine. Elle est issue,
comme lemalûftunisien ou lasan‘aalgérienne du patrimoine musical arabo-andalou. Les maîtres
actuels de la musique andalouse sont les héritiers de l’illustre Ziryâb[1], musicien hors pair, disciple
d’Ishâq al-Mawsilî[2]. Celui dont le surnom signifie le « Merle noir », s’installa en terre d’al-Andalus au début du 9e siècle et fut à l’origine du système
musical qui, après de multiples élaborations et réajustements, fut transmis au Maghreb par les Andalous musulmans chassés d’Espagne. La‘âlase
pratique dans plusieurs écoles dont les plus connues, au Maroc, sont celles de Fès, de Tétouan, de Rabat et de Tanger. Elle comprend un répertoire divisé en nawbâtes dont 11 sont encore connues
sur les 24 qui existaient à l’origine.
La nawba, désignée par le nom du mode (tab‘) dans lequel elle est jouée, est une suite de
pièces instrumentales et vocales[3]. Celles-ci s’ordonnent selon cinq phases ryhtmiques
(miyâzen, sing.mizân) à mesures différentes dont les caractéristiques sont les
suivantes :
-Al-bsît composé de six unités de temps avec un accent mis sur les premier, deuxième et cinquième temps ;
-Al-qâ’im wa nisf est un rythme à huit unités avec des accents portant vers les premier, quatrième
et cinquième temps ;
-Al-b’tayhià huit unités réparties en 3+3+2 temps avec
des accents désormais sur le premier, quatrième et septième temps ;
-Al-darj repose sur quatre temps avec syncope prolongée sur deux noires ;
-Al-quddâm est un rythme simple à trois temps devenant ternaire à deux temps à la phase insirâf.
La nawba débute généralement par un prélude instrumental non rythmé qui lui est propre appelé mshâliya. Il s’agit d’une série de phrases musicales qui résument les thèmes essentiels du
mode et installent l’auditeur dans l’univers particulier dutab’(mode, tempérament,
humeur)
Par ailleurs, chaque phase rythmique de la nawba forme elle-même un ensemble débutant par une bughya(prélude), une ouverture instrumentale (tûshiya) et parfois
d’un distique chanté (baytaynouinshâd). Lors
de l’inshâd, le chanteur soliste est soutenu discrètement et sans rythme par un ou plusieurs instruments.
Ce moment constitue pour lui l’occasion de réaliser ses prouesses vocales et d’établir un« dialogue » avec le public des connaisseurs qui laissent alors s’exprimer toute leur
émotion.
Ensuite les percussions entrent en jeu et commence la série des chansons (san‘ât), strictement rythmées et menées sans interruption jusqu’à la fin du cycle.
L’ensemble andalou est tenu de respecter l’unité de rythme et de mode. En outre, chaque phase rythmique doit respecter la continuitédans l’exécution. Pour empêcher la monotonie, de s’installer, les musiciens opèrent uneaccélérationd’une
manière insensible à partir de certains points et entre certaines limites.
Une phase rythmiquecomprend les étapes suivantes :
1.
La tasdîraqui est la première chanson de mouvement assez lent et majestueux. C’est elle que les
connaisseurs recherchent à cause des pièces de choix qu’elle offre;
2.
Les san‘âtmuwassa‘aqui sont une série de chants dont le tempo s’accélère
graduellement ;
3.Al-qantara al-ûlâou premier « pont ». c’est une chanson dont le mouvement est une transition vers le rythme rapide ;
4.
Un intervalle constitué par une ou plusieurs chansons (inshâdoumawwâl). Il s’agit le plus souvent
d’un solo vocal ponctué par les solos des divers instruments ;
5.Al-qantara al-thâniyâou deuxième « pont » qui marque le passage vers la phase la plus
rapide ;
6.
L’insirâf, qui est la phase allègre et dansante que le large public affectionne particulièrement. Elle
va en s’accélèrant de plus en plus jusqu’au chant de clôture (al-qfal).
Tous droits réservés
Saadane Benbabaali
Livret musique de Tetouan, IMA
[1] Il s’agit d’Abû al-Hasan ‘Alî Ibn Nâfi‘ (789-857).
[2] Musicien officiel du calife abbaside Harun al-Rashîd (786-809), il dirigea le grand « conservatoire » fondé par le souverain à
Baghdad.
[3]Cf. Chottin (Alexis): Tableau de la musique marocaine,P. Geuthner, Paris, 1938.
Le 4 novembre 2011 L'Institut du Monde arabe a accueilli avec l’ensemble Mohammed Larbi Temsamani sous la direction de Mohamed Amine El Akrami
Issu du Conservatoire national de musique de Tétouan, l’orchestre des Andalous de Tétouan, fondé en 1956 par le professeur et grand maître Mohamed Larbi Temsamani
(1920-2001), a participé à de nombreux événements culturels au Maroc, en France, en Angleterre, en Espagne, en Russie et dans plusieurs pays arabes. Mohamed Larbi Temsamani a travaillé à
l’unification de la san’a (littéralement : métier, un style également développé par l’école andalouse d’Alger) et à son enrichissement par l’introduction de voix féminines et de jeunes
talents.
À l’image de Mohamed Amine El Akrami, qu’il découvre en 1968 lors d’une soirée retransmise par la télévision marocaine, et auquel il ouvre aussitôt les portes du
conservatoire de Tétouan. El Akrami fit partie du prestigieux orchestre en 1974, au côté de grands maîtres comme Abdessadak Chakara, Ahmed Chentouf, Mokhtar Mfarej et bien d’autres. En 2001,
après la disparition de Temsamani, il est nommé directeur offi ciel de l’orchestre, rebaptisé, en hommage, du nom du professeur.
« Et quand les anges dirent : « Ô Marie! Dieu t’annonce la bonne nouvelle d’une Parole de Sa part. Son nom sera le Messie, Jésus, fils de Marie, illustre en ce monde comme dans l’au-delà et l’un
des rapprochés (de Dieu). Il parlera aux gens dès le berceau. Et en son âge mûr, et il sera du nombre des vertueux. » Elle dit : « Seigneur! Comment pourrais-je
avoir un enfant alors qu’aucun homme ne m’a touchée? »
L'épisode de l'Annonciation vu par le grand soufi Rumi
Devant l'apparition d'une surhumaine beauté أمام بزوغ جمال لا يضاهي Devant cette Forme qui fleurit du sol comme une rose devant elle أمام هذه الصورة التي تزهر من الأرض كوردة أمامها
Comme une image levant la tête hors du secret du coeur
كصورة ترفع رأسها خارج سر القلب
Maryam hors d'elle même cherche refuge en la protection divine, mais l'ange de lui dire،
فتسعي مريم مفزوعة بحثا عن حماية الرب. غير أن الملك يبادرها قائلا
Devant ma Forme visible, tu fuis dans l'invisible...:
تهربين نحو الغيب من أمام صورتي المحسوسة
En vérité mon foyer et ma demeure à moi, sont dans cet invisible..
فبيتي ومطرحي بحق في ذلك الغيب
Ô Maryam,! regarde bien car je suis une Forme difficile à percevoir
يا مريم انظري فأنا صورة عسيرة علي التأمل.
Je suis nouvelle lune et je suis Image dans le coeur
أنا الهلال والصورة في القلب
Quand une image vient dans ton coeur et s'y établit
حين تستقر صورة في قلبك
En vain fuirais-tu, cette image restera en toi
لا مجال للهرب فالصورة في قلبك باقية
،À moiuns qu'elle ne soit image vaine et sans substance
إلا إذا كانت صورة بلا جدوي ولا جوهر
،s'enfonçant et disparaissant comme une aurore mensongère
تنغرس وتختفي كفجر كاذب
Mais je suis pareil à la véritable aurore, je suis la lumière de ton Seigneur
لكني كالفجر الحقيق نور ربك
Car aucune nuit ne rôde autour de mon jour...
فلا ليل يحوم حول نهاري
Tu prends refuge contre moi en Dieu,
تستجير مني بالحق
Je suis de toute éternité l'image du seul refuge،
فأنا أبدا صورة الملجأ الوحيد
je suis le refuge qui fut souvent ta délivrance
أنا الملجأ الذي كان دوما خلاصك
Tu prends refuge contre moi et c'est moi le refuge،،
تستجير مني وأنا ملجؤك
Djalal Eddin Rûmi, Mathnawi, Livre 3.
:
Un espace de diffusion des textes fondamentaux de la littérature arabe classique et moderne.
Des textes en arabe, une interprétation musicale et une traduction en français pour initiés et non initiés.
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